H115 renvoie à une formule d’émail très utilisé sur la poterie décorative, pendant la période des années 80-90, et qui entrait dans la composition des décors de type flammé, qui ont fait la réputation de Vallauris.

Ce projet se concentre sur le déclin du commerce de poteries de Vallauris, qui en a fait sa richesse, mais qui peine aujourd’hui à attirer les touristes et les acheteurs. Le travail se focalise sur un ensemble de moules récupérés dans l'atelier d'une des plus anciennes céramistes de Vallauris, Fernande Elena, qui travaille ses formes depuis plus de 50 ans.

Le kitsch, les bizarreries, et les formes grossières se reproduisent, les artisans se copiant mutuellement afin de vendre un maximum aux touristes. Les couleurs criardes se fondent dans ces formes qui se délitent, d’une imitation à l’autre.

Le projet est conçu comme un ensemble combinant trois approches : photographie, imagerie 3D et céramique.